Brouillard…

Posté le Jeudi 14 septembre 2006

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Ouvrir les yeux chaque matin, et inexorablement chercher à situer le temps…

Le brouillard épais et gris encercle mon esprit. J’erre sans but dans l’étrange masse compacte qui m’enserre, pas de chemin, pas de lueur…Le silence lourd et pesant.Même les mots se détachent péniblement de cet amas visqueux.

Inlassablement j’affronte ce silence, à l’écoute d’une résonnance, je cherche le prolongement d’un son, même léger qui me guiderait vers une porte, une ouverture, m’extirperait de cette léthargie..je sonde le silence…mais rien…

Je ne ressens rien, rien ne touche la fibre de vie qui m’animait encore il y a quelques temps. Pourtant je suis en vie, en chair ici, je respire, je vois, j’entends, mais dans la plus grande simplicité des sens… aucune sensation ne naît de ses sens physiologiques..

Aucune émotion ne s’éveille devant la beauté de la nature qui m’entoure, la caresse des derniers rayons de soleil ne fait plus vibrer ma peau, le chant des oiseaux au petit matin n’éclaire plus mon visage d’un sourire, les odeurs que raméne le vent n’éveillent plus de souvenirs.

Je suis là, ici dans ce monde où j’avance tout de même tel un automate, sans vraiment y vivre. Je suis ailleurs, sans savoir dans quelle sphère de moi même j’erre…

Si je suis encore en vie, qu’elle me fasse un signe, qu’elle m’interpelle et me ramène sur le chemin des croyances, des espoirs, des rêves, qu’elle dessine au loin un monde, n’importe lequel, mais un monde où je me sentirais simplement vivre…

qu’elle me prouve mes « EN-VIE »

nathly83 @ 13:44
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un autre regard sur le quotidien…

Posté le Lundi 11 septembre 2006

Faire du rituel un instant de bonheur…. du geste quotidien s’alléger….

 

 

un autre regard sur le quotidien... dans poèmes cadrl92
Fée du logis
   

Aux fenêtres grandes ouvertes
Sur le jour ensoleillé
Libérer les draps
De leurs rêves anciens
Pour retendre la vie bien au carré,
Offrir une rondeur neuve
Aux oreillers figés de nos fatigues,     

Ramasser les jouets épars
Pour faire place a l’imagination
Renouvelée des enfants,

Caresser le bois à la cire d’abeille,
De ses grands tiroirs à ranger
Redécouvrir des trésors oubliés.

Passer le balai sur les miettes du passé,
Sur les allés venus des souvenirs
Faire briller l’instant brique des tomettes,

Accueillir la lumière éclatante
Pour confondre l’horizon
Dans la transparence des vitres

Plonger dans l’humide du linge
l’étendre au doux vent du sud
Qui s’enivre de parfum lavande,

Et faire de tous ces gestes du quotidien
Un rituel de bonheur.

 

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nathly83 @ 2:39
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Les joies de la restriction budgétaire…

Posté le Lundi 11 septembre 2006

Les joies de la restriction budgétaire... dans Au jour le jour AX001895

 

Au mois d’avril déjà il fallait exclure les extras du budget… élaguer la liste des plaisirs, exit le coiffeur tous les mois, les visites à la parfumerie du coin, les coup de coeur vestimentaires, les fièvres acheteuses chez le libraire ou papetier pour remplir ses tiroirs de livres, de couleur d’aquarelle ou papiers d’Ingres…

Il est un temps pour tout, et de l’espace vécu de ce temps, il reste des réserves pour tenir jusqu’à la fin de l’année…

Puis viens, les restrictions budgétaires du mois de septembre, les allocations baissent, il faut agir, prévoir les quelques mois à venir… sourire, ce ne sont que quelques mois puisqu’ensuite je fais partie tout de même des chanceuses qui ont épargnées pendant quinze années pour se faire une trésorie.. mais à ce qu’il parait un sou est un sou, et surtout quand ils ne  poussent plus aussi facilement…

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Donc plan d’attaque, dans le dédale d’allées des supermachés je commence la liste des restrictions :

1. les produits ménagers: non pas que je vais cirer moins, mais plus intelligent… combien sommes nous à acheter ses fameux produits concentrés, lessives, assouplisseurs, et à en utiliser la même quantité que dans leurs anciens modèles..automatisme, idées reçues que plus ça mousse plus c’est propre… alors, si j’utilise la dose strictement indiquée sur le mode d’emploi mon p’tit bidon de lessive devrait durer deux à trois fois de temps, et laver aussi bien…super !!!

2. Les produits d’hygiénes : de même pas d’économies sur le savon ou gel douche, mais des gestes aussi réfléchis… le gel douche et le shampoing seront dilués de moitié avec de l’eau…sourire ça mousse autant, et ça lave, et de toute façon la dose est toujours trop généreuse… si les automatismes ne sont pas bouleversés les restrictions passent inaperçues, le plus difficile sont les habitudes à changer… il me faut rester derrière le rideau douche, pendant que les enfants prennent la douche pour controler qu’ils ferment bien le robinet d’eau pendant le « savonnage », puis pendant la scéance « brossage de dents »… là la tache est plus ardu… mais j’ai le temps…sourire

2. les enseignes d’hypermarché : c’est simple, vive le discount… ils fleurissent de partout, évitent les heures interminables à se promener dans des rayons inutiles, et les achats compulsifs qui font flamber le ticket moyen de la ménagère…économie, 50 % à la caisse !!! et gain de temps…Ne pas oublier de jeter immédiatement tous les prospectus de grandes marques qui envahissent les boites aux lettres, et dans le même élan, les publicités marketing qui offrent un super cadeau pour l’achat dans leur catalogue, et oui, même si les plaids débordent des placards d’hivers, le fait qu’il soit offert est tentant, ou la créme de jour à moitié prix avec le troisième article beauté à 4O% de réduction et au cinquième article le superbe coffret maquillage offert, sans compter le délai de paiemment reporté à trois mois et les frais de port gratuit…allez hop, poubelle direct…heu!! t’es sûre…ça c’est la petite voix intérieure… « tout à fait certaine » … la voix de la raison…sourire

 

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La discipline engendre les économies… restriction des libertés… non, un autre regard sur la vie de tous les jours…

Allez à la bibliothéque plutot que d’acheter ses livres, même les magazines et les dvd ou cassettes vidéos sont disponibles… et puis c’est sympa de revoir les films cultes de temps à autre…

Alléger le chariot des victuailles, et bien tant mieux, l’inactivité physique et les vacances ont fait pencher la balance du mauvais coté, voici une bonne raison d’entamer un régime…

Ha oui, le sport…la salle de gym qui faisait partie des extras et déjà éliminer depuis le mois d’avril !! et si nous profitions du soleil du sud, pour prendre le vélo en plus économie d’essence, marcher un peu plus, l’école n’est qu’à dix minutes de marche et quatre fois par jour cela fait mon quota de sport quotidien… et chercher dans le fond des sacs la carte réduction famille nombreuse de la  piscine municipale, il doit bien rester des entrées, vu qu’en période faste nous l’oublions toujours…

Vive la mode basic… un jean’s sur une chemise blanche avec les escarpins de l’année derniére, la jupe noire et la veste d’un tailleur pantalon sur une touche de couleur, indémodable… et l’habit n’a jamais fait le moine, c’est juste une question de style, de classe naturelle à porter de tous…

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Autre point important… le temps c’est de l’argent… et oui, avec plus de temps libre, j’épluche mes contrats assurances, mes forfaits téléphone, les mutuelles etc… et là j’ai le temps de faire marcher la concurence!!! Même si l’organisation de ce temps est lourd et fastidieux aussi, que je préférerais courir travailler plutot que d’éplucher mes comptes et les patates pour faire des frites!!! il est des temps où il faut s’adapter pour prevenir l’hiver et danser au printemps !!!  En fin de liste restriction, j’ai fait des économies !!! magique !!! et en passant j’ai fait un geste écologique…sourire….

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Et puis l’essentiel reste l’amour que l’on offre autour de soi, les gestes de tendresses, les sourires, le temps des partages et des échanges, tout se qui ne s’achète pas, et s’offre d’un don du coeur…profitons largement de ses richesses, celles que la vie distribue à tous, si seulement nous prenons le temps d’ouvrir notre regard et notre coeur….

nathly83 @ 2:21
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La citadelle du coeur

Posté le Mercredi 6 septembre 2006

Encore une fois le silence hante la maison… la nuit est terne sous les nuages, même la lune dans toute sa rondeur s’est voilée. Ce soir pas d’étoiles au firmament, il pleut sur mon visage.

J’ai erré pourtant au plus profond des labyrinthes de mon être, mais je n’ai pas trouvé un seul brin de force…J’ai marché hors sentiers, sur les feuilles jaunies de ma vie amassées dans un petit coin, pour ne pas emcombrer la voie du coeur, mais rien… Il pleut sur mon âme, et je n’ai même pas de parapluie !!!

Sanglée de ma fatigue, j’ai gravi le chemin escarpé qui méne au coeur. Les pierres jonchent l’allée,  les ramasser pour restaurer le rempart de la citadelle du coeur. Oh non pas qu’elle soit menacée de grandes armées, mais parfois quelques chevaliers tentent l’ascension, par curiosité. Ils sont en croisade sur la carte du tendre, et font halte à la citadelle. Ils posent leurs sacoches de mots doux, certains se prenent pour des princes charmants, d’autres parfois pour des troubadours,et improvisent des scénettes sur la place du marché… ils sont bons artistes, et je suis bon public.Le temps de reprendre quelques forces, de se nourrir du lait de la matrice, de remplir leur besace en bonheurs chipés aux fond des fontaines, et il repartent repus… Sur la place ne restent que les miettes de leur passage, qu’il faut à chaque fois balayer pour préserver un peu la fraîcheur des lieux. Les fleurs qu’ils avaient apportées ont fanés dans les coins de rue, les mots trainent de partout, c’est à chaque fois un travail épuisant que de tout remettre en ordre, les victuailles commencent à manquer, car de mots, de fleurs on ne nourrit pas un coeur.

Et cette habitude de piétiner les parterres fleuris d’espoir !!!! Il faut un temps fou pour retrouver un peu de couleurs, et les fleurs d’espoir sont capricieuses. Elles réclament du soleil pour éclore, s’épanouir, et même beaucoup de pluie pour germer, comme ce soir…

La citadelle s’etait fragilisée ces derniers temps, et je pris  donc la décision de dresser un rempart pour la protéger des chevaliers des mots….

Il y a quelques temps, un paladin égaré traversa le pont levis et glissa sous la porte un parchemin empli de mots soleils. Il possédait une carte des possibles, et me contait ses merveilles. Il manquait du soleil et de la chaleur au coeur de la citadelle pour faire refleurir les espoirs, mais la bruine persistait à ses assauts de mots. Patient, il déposa ses rêves en consigne, et frappa plus fort sur la porte du réel. De pourparlers en pourparlers, je me laissais apprivoiser doucement par ce charmant manant… Il avait un regard aussi grand et aussi bleu que tout le ciel d’été, magicien il faisait apparaitre des oiseaux aux mille couleurs et aux chants troublants. Des étoiles de sincérité brillèrent dans la nuit. Craintive, je regardais cela tapie derriére la fontaine des miracles. De ses gestes doux et protecteurs il me fit sortir de ma cachette. Il avait apporté dans ses saccoches des provisions d’amour, des graines de confiance, que nous semèrent ensemble, à la place des remparts. Et l’alchimie de nos sentiments transforma la pierre en amour.

Mais il faut un ingrédient important à l’amour pour trouver sa place, c’est le temps, et la force. La citadelle du coeur était encore un peu meurtrie du dernier passage d’un chevalier aux rêves de prince charmant, et sa gardienne malgré la force qu’elle cultivait, restait encore fragilisée. Le magicien venait lui rendre visite réguliérement, mais surtout malgré la distance qui les séparait, il s’occupait chaque jour du jardin de l’amour. Prince en son pays, le manant vivait entouré d’une cour fidèle et admiratrice, qu’il nourrissait de mots aimables, tendres, et charmeurs. J’aimais cette grande qualité de coeur qui l’habitait. Mais un soir, il fit sortir un oiseau au ramage enjoleur, qui se posa sur une courtisane bien décidée d’étaler ses nouvelles richesses. Ce n’était qu’un oiseau au beau plumage, qui rentrerait le soir au pays, il sortait juste pour jouer un peu avec les petites courtisanes alentours.

De loin je regardais son petit manége, son vol majestueux, et les nuages de ses mots charmeurs, j’entendais la courtisane se pamer sous la mélodie… ce qui n’était qu’un jeu d’oiseau, aux yeux du magicien, se transforma en gros nuage au dessus de la citadelle du coeur… et la pluie ruissela sur mes joues,incontrolable, des ruisseaux de larmes ravinèrent les sentiers enfouis, pour faire ressurgir les peurs, et les craintes passées des chevaliers des mots.

Il faut des nuits de pluie parfois pour laver de ses feuilles mortes, et de ses branches calcinés les chemins et les citadelles du coeur. Il faut laisser tomber la pluie de larmes qui endigue son coeur par dessus les remparts pour entendre un souffle…. le souffle du magicien qui de ses mots précieux séchent doucement les nappes de larme, et de sa voix là bas si loin de la citadelle, caresse tendrement les plaies à peine cicatrisées de l’amour…

Vidée de mes larmes, l’esprit plus clair aprés l’orage et le passage de ce vent tiéde, je vais apaisée rejoindre la couche des rêves, fertiliser les graines de force qu’il m’a envoyé en écho, cette nuit de là bas….et remettre de l’ordre dans la citadelle du coeur…. déjà je sens l’arc en ciel poindre avec le lever du jour…

 

  

 

nathly83 @ 3:10
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entre rêve et réalité… la vie

Posté le Mardi 5 septembre 2006

La nuit étire sa couverture, le silence prend possession des lieux, la vie semble habiter par delà les fenêtres aux volets encore ouverts…Juste mes pensées en monologue qui bourdonnent doucement… REALITE

entre rêve et réalité... la vie dans Au jour le jour MA_4744

Les yeux rivées au ciel, une étoile qui cligne de l’oeil, ton regard scintille soudain… une brise légère caresse mes épaules, tes bras m’enserrent… REVE

Je glisse sous les draps frais d’un grand lit. La place libre prés de moi est occupée par quelques livres, des carnets, un stylo. Ma tête lourde sur l’oreiller, et l’autre que je serre contre moi, comme une présence…le tél portable toujours en veille prés de mon visage. La lampe de chevet encore allumée qui ne génera personne à cette tardive. REALITE

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Mes yeux se ferment doucement, le roman a recouvert mon visage…ton souffle à travers mes cheveux, mon visage enfoui au creux de ton épaule… L’odeur de ta peau a envahit la chambre, tes mains parcourent le pays de mon corps… Dans un demi sommeil, je sens l’humide de ton baiser sucré…REVE

Le jour peu à peu s’infiltre à travers les lourds rideaux… La lumière verte du tél clignote… le réveil va bientôt sonner… ma main qui cherche la chaleur de ton corps désespérement… Mes yeux s’entrouvent sur les livres épars qui occupent la place libre du grand lit… Un baiser, un Je t’aime sur un texto, prés de mon visage…un sourire sur le nouveau jour qui se lève…REALITE

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Sur le fil tendu de la vie entre rêve et réalité, funanbule, je cherche l’équilibre…

nathly83 @ 8:07
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entre rêve et réalité…

Posté le Mardi 5 septembre 2006

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Au creux de ta nuit

Tes paupières lourdes se ferment doucement
Ta respiration se fait régulière, ample.
Dans le silence de la nuit
Mon aura en drap de lin,
Inopinée présence en ces lieux,
Recouvre ton corps
Aux portes du sommeil.

Ton inspir alors se suspend
A l’étonnement soudain
D’une effluve connue et équivoque,
Goutte d’or chyprée
Gravée dans l’entre sein de ma peau.

Tes lèvres s’entrouvrent,
imperceptible murmure.
Ma langue enroule ton soupir
Laissant tes papilles s’engourdir
Aux souvenirs d’un baiser.

Dors, mon amour, dors
Je me charge de tes rêves…

Mes mains se font vague de chaleur
Le long de ton corps alangui,
Dansante de ton visage,
Au creux de tes épaules,
En escale sur ta poitrine

 qui frissonne déjà de plaisir.

Le brûlant de mes caresses
Envahit en ondes roulantes
La douceur de ton bas ventre,
S’en va mourir le long de
Tes jambes aux muscles souples
Et renaît frémissant
Et ardent vers le fruit tendu
De ton corps endormi.

Je me fais papillon polisson,
Ma langue aiguise, butine
Le fruit épanoui qui se déshabille
A ce va et vient incessant,
Jusqu’à m’enivrer du précieux élixir.

Je glisse en brise parfumée
Jusqu’à ton visage transporté,
Au sourire troublant et indolent
Je souffle un baiser complaisant,
Replace le drap sur tes épaules.
Dans un moelleux soupir
Sur le côté, tu te tournes, enserrant
Cette déesse invisible du plaisir
Pour te fondre avec elle
Dans le sommeil profond.

Le jour s’est levé
Dans ta bouche la saveur sucrée
De nos nuits d’amour.
L’esprit encore flou
Ta main me cherche
Dans l’humide du plaisir.

A mille kilomètres, je m’éveille

Ton parfum boisé mêlé à ma peau.

Il reste sur mes lèvres

Encore un peu de cet élixir Précieux de la nuit…

Nathalie

 

 

 

nathly83 @ 8:06
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