« Quand les dieux veulent nous punir ils exaucent nos prières. » Oscar Wilde

Posté le Mercredi 11 octobre 2006

 

Toi qui apposas ton sceau lors de ma descente utérine vers ce monde, toi qui m’avais choisi ici bas pour veiller sur moi, toi qui visionnais ma petite vie de là où je ne doutais l’existence, toi à qui je fis le caprice d’enfant que je n’étais plus, trépignant du pied, implorant ta clémence, ton écoute, toi qui ne pu refuser, puisque tu es mon Ange, tu exauças ma prière… Et pourtant tu portais mes possibles en toi, j’entendais bien tes murmures dans mes nuits, je décelais bien les signes que tu m’envoyais sur le chemin de ma vie, mais je m’égarais à vouloir , ce pourquoi je n’étais destinée…

Tu veilles toujours de là haut, et dois bien te gausser de mes erreurs, satisfait tout de même de me voir prendre conscience de mes égarements… Tu te gausses mais en plus, tu m’envoies encore des étoiles pour fausser ma route, comme pour me faire oublier une bonne fois pour toutes ces chemins de traverse que j’emprunte toujours aussi naïvement quand ils se présentent à moi….

Cette fois ci j’ai bien compris ton message, arrête donc ce manège et souffle sur ma route les indices qui m’amèneront jusqu’à l’île promise… Promis je cueillerai les fleurs de l’amour au passage, et ne m’enivrerai de leur parfum que le temps que cela durera, je ne m’éloignerai à la recherche de fleurs aux parfums rares et dangereux qui tourne le coeur des vaillants soldats…Promis, je prendrai soin de toutes les bulles de bonheur que tu souffleras sur ma vie, et délicatement les libérerai avant qu’elles n’éclatent entre mes doigts et fassent pleurer mes yeux…. Je garderai l’oeil sur le phare qui me guide…

Mais toi là-haut, mon Ange, fais moi une promesse…. ne sème plus sur mes rêves ses trois p’tits mots meurtriers qui me font perdre la tête…. Je ne me soumettrai plus à la tentation de les entendre, je pardonnerai à ceux qui ont osé un jour déposé ces trois p’tits mots sur mon coeur, je leur redonnerai leur petit paquet cadeau, et n’en garderai que le goût du bonheur…

Je ne taperai plus du pied comme une gamine, mais ferai taire le chant des sirènes pour, dans le silence de mon âme entendre le murmure des anges…

nathly83 @ 0:28
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Brise d’automne…

Posté le Samedi 7 octobre 2006

Brise d'automne... dans contes et nouvelles zen640

La brise d’automne caresse les souvenirs rouges de l’été. Dans sa danse nonchalante elle disperse les feuilles jaunies au gré des chemins… Chemin d’un passé que l’on ne composera plus, chemin futur jonché de feuilles sèches trop griffonnées d’espoir, chemin passé qui revient poussé par un tourbillon oublié de la mémoire…

Assise sous le magnolia centenaire, à la recherche des parfums de fleurs blanches du mois d’août, le regard brouillé par les souvenirs rouge de l’été, qui s’envolent peu à peu, j’avais déposé mon livre de vie sur le banc de pierre…

La brise d’automne s’amusa alors des feuilles de vie, faisant tourner les pages d’un souffle plus tiède, elle s’enroula à mes épaules et fit glisser le petit gilet de maille noir. Frissonnant légèrement je repris le fil de mon histoire, là où le vent avait rouvert les pages…. Pages d’un passé oublié, sourire douceur sur les épisodes tendres d’hier, petit rappel à ma mémoire…

La brise d’automne te ramène dans sa danse, je ferme les yeux et te voilà, je sens le parfum des citronniers d’Italie sur ta peau, j’entends nos rires complices, sous ma main est encore gravée l’empreinte de tes larmes tant de fois essuyées…Combien de temps déjà ? Je pense à toi, et te lance au vent d’automne mes voeux de bonheur….

Je referme le livre, rajuste mon gilet en maille sur mes épaules, salue d’une caresse le tronc de l’immense magnolia, et reprend le sentier du présent, que le vent d’automne a balayé des feuilles jaunies et rouges… La mélodie de mon téléphone retentit dans le silence….

-  » Allô….

- Surprise !!! oui… je pensais à toi…? « 

nathly83 @ 0:33
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Gris du Sud…

Posté le Lundi 2 octobre 2006

 Matin sans soleil,matin gris et humide, de ces matins que je n’aime guère dans ce Sud de la France, où tout est normalement intense en toute saison.

 Le temps est comme en suspension, en attente, le ciel est vide sans reflets de Grande bleue, sans les moutons d’un Petit Prince. Le soleil est absent,caché derrière la feuille de papier calque du ciel, la lumière ne transperce pas. Le gris se répand sur le vert des arbres, les ombres éclatantes ont disparus, restent des aplats de couleur mêlés à un fiel.

Les bruits de la vie résonnent lourdement à l’horizon, la plainte des mouettes  est lancinante, leur vol en rasoir élime un horizon inexistant entre ciel et mer.

Aucun mouvement, à part le va et vient au ralenti de la vie qui poursuit son emploi du temps d’un lundi d’octobre. Sur un banc un vieux monsieur a suspendu sa lecture, le regard au loin, même la mer semble réfléchir…à quoi donc ????

nathly83 @ 10:11
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Un petit avion dans la tête…

Posté le Lundi 2 octobre 2006

Un petit avion dans la tête... dans Au jour le jour 4220

J’ai rangé il y a longtemps dans ma mémoire un petit avion, dans lequel était posée une valise. Dans cette valise, un trésor, mon rêve, bien au delà des rêves de princesses, si je remonte le chemin de ma mémoire, il y avait celui de l’indépendance, et d’un épanouissement total dans le métier que j’exercerais…

Enfoui sous des tas d’autres rêves, il continuer de dormir dans un petit garage, mais toujours prêt pour le grand voyage. Il attendait patiemment que les autres rêves s’envolent vers des destinations qui n’étaient pas les miennes, pour reprendre sa place en pôle position.

Au fil du temps, à errer sur des chemins sans issues charger de valises inutiles, j’ai tout déposé dans un coin de ma vie et suis retournée sur les méandres de mes envies, pour y puiser ce qu’il en restait. Il était là, encore résistant malgré le poids des années, et je me suis souvenue à lui… Malgré les chemins de traverses empruntés, tout me ramenait à lui, inconsciemment j’avais dépoussiéré le terrain, écoutant les petits signes que la vie m’envoyait.

A bord, j’ai ouvert la petite valise, et déplié la carte qu’elle contenait. J’ai fait ronronner le moteur doucement et nous avons pris ensemble la direction de mon rêve, en vitesse de croisière. Les intempéries de la vie, m’obligèrent de faire un choix, atterrir et revenir sur la voie de garage, ou bien passer à la vitesse supérieure et franchir les turbulences qui menaient au but. Au cours de ce vol, j’ai rencontré des étoiles, qui posées sur les ailes de mon avion m’accompagnèrent quelques nuits, quelques mois. L’une d’entre elle, souffla un élan merveilleux sur la route de mes réalisations, et son travail achevé s’éloigna… Triste et seule, j’avais coupé les gaz, pour qu’elle me retrouve, me rejoigne. J’avais dépensé tant de carburant à tourner sur le même périmètre, que mes moteurs s’essoufflèrent.

En mode de pilotage automatique, le coeur perdu sur l’immensité du ciel, je me suis laissée aller, recherchant d’anciens rêves sur le parcours. Que de mois perdus, à chercher en vain à comprendre, comprendre que pour atteindre l’île aux trésors, mon île, il ne me fallait pas perdre de vue l’horizon, qu’il me fallait ne pas m’attarder sur les étoiles de l’amour, que celles ci ne seraient que d’éphémères compagnes sans lendemain, éclat d’un présent, d’un instant dans lequel puiser la force nécessaire pour arriver au but.

Aujourd’hui je reprends les commandes de ma vie, direction mon rêve. Le couloir de vol est précis, le ciel dégagé. Tour de contrôle: » tout va bien, vous êtes dans la bonne direction, foncez toujours tout droit vers votre horizon, les vents sont avec vous… seulement si…. vous restez fixer sur le point de navigation… »

Au loin, se dessine mon île… Un petit restaurant…Mon restaurant….

Nathalie

nathly83 @ 8:35
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La dernière partie d’échecs…

Posté le Jeudi 28 septembre 2006

La dernière partie d'échecs... dans contes et nouvelles echec38

Tu arrives, lunettes noires, sac à dos, sourire entre deux… encore…
Tu t’approches de la table ,je reconnais ton parfum,
te penches pour m’embrasser affectueusement…
Avec le temps, j’ai appris à percevoir chacun de tes ressentis au travers de tes gestes, de tes regards, de la pression de tes lèvres sur mes joues quand tu y déposais tes « bonjour » .
Sourires tendres, regards complices, j’ouvre la conversation sur des banalités, le temps pour toi d’évaluer ce qu’il reste de magie, après les derniers événements.
En quelques instants, je te retrouve confiant, rassuré…
Les premières pièces du jeu sont avancées.Tu cherches la faille… celle où tu pourrais être le grand sauveur, le prince, celle où tu pourrais glisser ton baume, où tu pourrais te sentir une fois de plus utile.
Je contre… il n’y a pas de faille à ma vie de femme.
Sourire.
Il te faut changer de tactique…
Je rentre dans le jeu..
J’ouvre les diagonales de ta vie, tranquillement.
Tu avances tes pions.. protection..
Cavalier, je bondis d’un « toi « , à un « nous »…trois petits sauts légers sur ce « nous d’avant », « nous présent », et arrivée triomphante sur le « nous de toujours ». Celui de l’amitié, de la complicité, de la tendresse, celui qui a traversé le temps, les tempêtes, ce « nous  » tolérant, respectueux…
Surpris ? désarmé ? une fois de plus je déstabilise tes coups d’avance. Je ne suis jamais là où tu penses me trouver, tu le sais pourtant… Mais c’est ce que tu as toujours aimé. Tu te dévoiles, ton regard se fait rieur, ton sourire fuyant, le temps de reprendre la main sur le jeu. Il te faut agir vite, ne pas perdre l’avance que tu pensais avoir…Attaque… douce, sur ce cavalier, avec une artillerie de  » je n’ai pas oublié « , de   » regards appuyés », ta main qui se pose sur la mienne.
Contre attaque… je sacrifie le cavalier, et couche ton artillerie.
La partie se fait longue, reste sur l’échiquier les pièces maîtresses…
Une pause jusqu’à ce soir, bien tard….  
le temps pour toi, de parfaire ton jeu, tes stratégies.
Le temps pour moi, de ne pas changer de jeu, de rester sur ma voie, de sourire à tes attaques, d’un sourire ou la nostalgie ne se pose, car tout a toujours été dit, et qu’il n »y a aucun regret ni remord, la place est nette.
Nous revoici devant l’échiquier.

Tu as sorti tes tours, forteresses d’amis communs qui attaquent gentiment sur de grandes lignes droites, il te reste ton garde Fou, cet alcool dans lequel tu plonges goulûment, fuyant ainsi en diagonales noires les cases blanches de ta vie. Tu réserves ta Dame de coeur, protectrice sur le Roi Vie, dernier atout, que je sens venir, au terme du sacrifice de toutes mes armes.
c’est ce dernier coup que j’attends patiemment, que tu gardais précieusement sous tes regards.

Le voici donc… tes bras autour de mes épaules, ton sourire de gamin, et ta voix qui me demande une fois de plus de te ramener jusqu’à chez toi, au nom de l’amitié.
Je connais cette pièce maîtresse du jeu, la Dame, celle qui change de direction, qui parle d’amitié et peut glisser sans crier garde sur d’autres chemins..

Il ne reste que ma Dame, pour accompagner mon Roi vérité sur les cases Heures qui défilent vers le petit matin.

Je joue le jeu, tu souris. Gagnant ?!
La partie n’est pas terminé, l’ami.

Une fois de plus, je te guide jusqu’à la porte de chez toi. Le trousseau de clefs résonne dans le couloir désert de ce petit matin.
Nous passons la porte, tu occupes les dernières limites de mon territoire, tentant de bloquer Ma Dame Vie, et faire tomber mon Roi Vérité.

Je t’allonge sur le lit, monte la couverture sur tes larges épaules. Ton regard installe le silence des mots, cherchant dans le mien la première parole salvatrice. Déjà tu affiches ton sourire gagnant.

Ma Dame Vie fait tomber la pièce maîtresse de ton jeu, par ce baiser amical que je pose sur ta joue, ma main essuie la larme d’enfant qui glisse sur ta joue.

ECHEC

Tu tentes une dernière esquive, te perds dans des déjà dits, déjà vus, déjà entendus, dans les cases d’un passé révolu, d’un présent sincère qui n’entraînera comme toujours jamais de demain créateur.

Je t’impose ma Dame Vie, mon Roi vérité, encerclant ainsi  le roi de ta vie qui se perd en questions sans réponses.          
                       
ECHEC ET MAT

Il est des amours dans la vie qui peuvent se révéler dévastateurs si nous nous y accrochons. De cet amour nous pouvons tout de même sortir vainqueur, si nous faisons l’effort de  regarder la vérité en face, pour continuer sa vie avec un regard plus grand vers d’autres rencontres.

Je laisse là, sur le bord du lit, les amours dévastatrices, je me lève doucement et me dirige vers la porte.
Tu ne tentes pas de me retenir, tu sais que je ne fais jamais marche arrière sur toutes mes décisions mûrement prises.

Et pourtant, tu ne t’attendais pas à cette fin de partie. Pensant être toujours maître du jeu de la vie des autres, pensant ton compagnon de jeu bien trop souple, léger, pour résister à tes quatre coups d’avance.

Mais moi, je ne suis restée tout le long du jeu que moi même, fidèle à mon Roi Vérité, fidèle à la dernière promesse que j’avais faite il y a bien des mois en arrière, celle de ne plus jamais retomber sous les avances de ta Dame.

Tu t’es endormi, beau joueur, bon perdant.
J’ai refermé la porte et déposé les clefs dans la boite aux lettres.

Déjà le jour s’est levé.

Nathalie écrit en Mars 2006…

 

 

 

 

nathly83 @ 12:50
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Errance nocturne…

Posté le Mardi 26 septembre 2006

 Errance nocturne... dans Au jour le jour hawaii_kauai_011

Dans le silence de la nuit, j’erre sans amarres et sans îles en vue. Aux aguets, je sonde le ciel et ses lumières pâles, sans espoirs de signes. Tout semble immobile, dans l’espace tant visité qui m’entoure.

Dois je mener ma frêle embarcation plus loin encore que les limites de la carte de ma vie ? Ai je donc fait le tour complet de moi même aux frontières de ces horizons ?

Impressions qu’il n’y a plus rien à découvrir sur ses territoires de ma vie, qu’il va me falloir renverser les habitudes, bousculer le quotidien pour retrouver l’étonnement et la surprise du jour qui se lève.

Dans cette maison, où le futur n’existe plus, le passé entrave le présent. Me faut il détruire ses murs pour enfin percevoir l’écho du jour, une résonance vers demain ? Passer sur les débris de cet obstacle pour progresser sur le chemin de la réalisation d’un rêve dont je possède déjà les clefs ? Est ce l’étape première à franchir, pour entrevoir les portes d’un avenir que je pressens ?

J’ai déjà fait le tour de toutes les petites routes de la ville, l’année dernière muni d’un regard nouveau je traçais un itinéraire avec des arrêts sur l’émerveillement. Sur le trajet de l’école, je prenais le temps de respirer les embruns, de me ressourcer au soleil levant sur la mer, aujourd’hui un arrière goût de déjà vu, de déjà fait, freine toutes mes envies. Me fallait il ce dernier regard sur ces lieux qui ont accompagnés mon enfance, une moitié de ma vie, pour enfin pressentir que la suite se poursuivrais dans un ailleurs ?

Dans le silence de la nuit, une légère sensation de bien être m’envahit à cette nouvelle idée d’un demain. Au jour qui se lèvera, il me faudra entamer les négociations du rachat de cette appartement, au plus vite. Envisager un déménagement complet, un départ de la région vers plus loin. Dans cet ailleurs prospecter pour la création de mon entreprise, la reporter sur une année s’il le faut, retravailler une saison pour poser mes repères en ces lieux encore inconnus, et enfin toucher du bout des doigts mon rêve.

A moins d’un miracle ici , j’ose encore y croire !!!

nathly83 @ 14:35
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