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Archive pour mai 2007

Flot de mots…

Déjà trois semaines que j’ai posé mes valises derrière le majestueux Hotel de Ville de Narbonne…

La tête un peu vide occupée de tout ce qu’il y avait à faire, oppressait les mots…

Et les voici qui se déversent en torrent, sur toutes les heures de jour comme de nuit, me laissant le regard ouvert sur mon esprit qui danse.

Tourbillon fou qui m’entraîne sur tous les chemins de ma vie… les mots virevoltent et tempêtent… je ne sais dans quel tiroir les poser, ici ou ailleurs, ils se donnent la main en ronde ivre…

Il y a l’appartement et ses quelques pièces encore vides d’objets et surtout de présence… qu’il faudrait combler de tissus colorés en attendant les rires et les chamailleries des enfants…

Il y a tous les dossiers du restaurant… qui s’éparpillent sur l’espace libre… tous ces gens autour de moi qui me pressent, et l’acide envahi mon corps à m’enserrer les entrailles. Me voici à la frontière de l’inconnu, plus que quelques jours et tout va basculer dans un monde sans filet, à part ceux que j’ai tenté de créer depuis tous ces mois… et je regarde au loin, et je regarde en bas, il faut plonger… et j’ai peur… qu’il serait si simple de rester dans la coquille du connu, au chaud des habitudes…. oui, mais voilà la coquille est bien trop étroite pour mes rêves, qui n’en sont plus, puisqu’ils frappent à la porte des réalisations, tambourinent et m’appelent de plus en plus fort…. Téléphone par ci, courrier par là, dossier à remplir, avocat, comptable, travaux, matériel…. et le ronron des répondeurs, le silence qui ne rapelle pas…mon planning sur écran n’est plus assez grand, mon esprit déborde et ne sais plus… et pourtant l’instint d’indépendance, de bataille qui m’habite pointe son épée, transperce tant bien que mal la brume de mes peurs et de mes doutes, déchirant mes entrailles sur son passage…

Et l’amour, je ne sais plus, je ne sais pas… qui tente de garder son bout de place dans mes dédales… et l’amour qui s’étale en questions sans réponses, réponses que je ne veux donner, parce qu’il brouille mon regard… et que seul résonne le silence qui m’entoure…

Nathalie