Les troubles Bipolaires, entre hypomanie et dépression…

Posté le 23 novembre 2006

Les troubles Bipolaires, entre hypomanie et dépression... dans Au jour le jour clip_image002

Sur mon article précédent, j’ai exposé brièvement comment je me suis sentie face à la découverte brutale de cette maladie dans le regard de mon compagnon de 18 années de vie, suite à notre séparation. J’ai utilisé le mot de folie et celui de maladie, je reviens sur ce dernier mot.

 Car loin de mon idée de classer les personnes atteintes de ce trouble de Fou.

Les troubles bipolaire touchent environ 4 à 8 % de la population, selon des phases différentes, ce sont des variations de l’humeur. Bien sûr, nous vivons tous généralement des moments d’excitations et de déprime selon les facteurs extérieurs… Toutefois quand les cycles de la variation d’humeur prennent des dimensions démesurées, ces phénomènes peuvent être attribué à un trouble bipolaire. Il existe des facteurs génétiques prépondérants à la maladie mêles aux aléas de la vie, gros stress, deuils, rupture qui font « flamber » la maladie.

Après avoir vécu cet épisode de pic maniaco chez mon ex compagnon, j’ai bien sur étudié les symptômes avec l’aide de notre médecin et de psy, pour comprendre, pour trouver un fil d’ariane, un début… Les premiers signes sont anodins, les pics d’émotion particulièrement intenses, les changements d’humeurs brusques, les capacités à penser avec un esprit vif ou confus, la tendance à exploser, la tendance à commencer mille choses et à s’en désintéresser totalement,rien de très alarmant me direz vous… oui effectivement, surtout quand l’environnement évite tout conflit, comportement que j’ai eu durant des années, jamais un mot plus haut que l’autre, jamais une dispute, j’attendais patiemment que la crise passe pour en parler calmement le lendemain. Et puis le fait de l’avoir toujours connu comme cela ne m’inquiétais pas plus, sa famille avait fait de même, jamais de conflit, tout était dissimulé sous le tapis sous couvert d’un tout va bien dans le plus merveilleux des mondes. Ce qui a fait reculer les crises, qui arrivent chez les personnes bipolaires, durant toutes ses années.

Puis la phase dépressive s’est installée sur deux années, contrôlé aussi par un cadre familiale qui faisait balance, puisque je prenais tout en main. Les envies de rien, le désintéressement face aux enfants, les journées à dormir, l’effondrement de la confiance en soi, sentiment de culpabilité après les crises. Je n’ai pas pensé qu’il était en dépression, je pensais que cela venais de moi, que je n’étais pas à la hauteur pour le rendre heureux… comme quoi, même si l’on s’intéresse à l’autre à force de regarder son nombril, sous l’altruisme il y a l’égoïsme…

Soudain l’élément déclencheur tomba…. la rupture… et s’en suivit la phase maniaco…

clip_image002 dans Mes Reflexions

(ps, je reviens dans l’après midi, finir mon article….)

L’après midi fut très longue…sourire…. me revoici donc pour conclure cet article. Je ne m’épancherai pas sur des sensations personnelles de vécu, je vais ci dessous vous dérouler les phases d’hypomanie et cet ascension, qui en fin de compte se rejoint dans tous les témoignages.

Ce sont des symptômes caractéristiques, que l’on retrouvera dans cette phase de la maladie. Il n’existe pas une manie, mais des manies. Leurs différentes formes se définissent selon leur degré de gravité, la coexistence de symptômes dépressifs ( états mixtes) ou agressifs (manie dysphorique), le degré de conscience du malade.  Dans un degré d’hypomanie, états de manies légères, le patient peut continuer à travailler et même à donner le change, autant dans les manies aiguës à forme furieuse ou délirante,l’hospitalisation en milieu spécialisé s’impose parfois contre avis du malade.

Personnellement j’ai reconnu dans l’état de mon ex compagnon tous les dégrés de manies, passant de la légére, furieuse et agressive trés rapidement, cela en quatre mois, parce qu’il ne prenait pas son traitement. L’ascencion dans ce cas là est spectaculaire.

-1 Manies aigües ou furieuses : Personne agité qui s’exprime avec une grande violence, il cherche à faire valoir ses droits d’une façon très agressive. Tyrannique et orgueilleux, il se sent supérieur au autres et n’a aucune conscience de son état. Paranoïa.

- 2 Manie délirante :altération du jugement ; hallucination auditives. Presque tous les thèmes délirants existent dans la manie, mégalomanie, mysticisme, persécution, dépersonnalisation, certitude de lire dans la pensée des autres ou d’être possédé, les symptômes associés sont, excitation, euphorie, irritabilité, insomnie. Les troubles psychotiques sont très manifestes.

- 3 Manie mixte :association d’états dépressifs et de manie sur un laps de temps très court et précis, exemple une journée. Il arrive que l’humeur se modifie plusieurs fois en une heure. Les états mixtes peuvent rester isolés dans le temps. Il apparaissent surtout pendant « un virage » dans la vie.

- 4 Manie dysphorique :la personne est euphorique ,volubile, mais dans un sens différent, il est agité, destructeur, parfois haineux, agressif, irritable…Il est souligné dans cet état la composante agressive ainsi que l’agitation psychomotrice et l’hostilité marquée à l’égard des autres. L’évolution de cette forme est généralement plus sévère, de plus elle répond mal au lithium.

- 5 Hypomanie :stade le plus léger de la manie. Contrairement aux autres formes de manies, elle ne nécessite pas l’hospitalisation, elle ressemble à la manie mais tous les symptômes classiques sont atténués. La personne est vive, brillante, spirituel, original, plus souvent euphorique qu’irritable, bouillonne d’idées, déborde de projets et multiplie ses activités. Bien qu’imprévisible dans ses débordements, il n’y a pas d’agressivité. Son hyperactivité mentale et physique peut donc être fructueuse. L’hypomanie n’entraîne pas de conséquence grave dans le milieu socioprofessionnel. Elle dure de quelques jours à quelques mois, si la personne n’est pas traitée ; chez certaines personnes l’hypomanie devient alors un mode de fonctionnement « habituel ».

Combien de personnes autour de nous sont dans ce cas d’hypomanie ??? à lire la dernière définition nous conclurons à beaucoup… quand des états dépressifs suivent ces périodes d’hypomanie, on parle alors de troubles bipolaires. L’institutrice de mes enfants avait tous les symptômes, elle passait de phase d’excitation légère, qui faisait faire à sa classe des choses extraordinaires, et par des phases de dépression, où l’institutrice arrivait en pleurant en cours, en racontant durant des semaines ses malheurs, à ce moment les cours n’étaient plus suivie, et les enfants perdaient pieds face à la tristesse constante de leur institutrice…. Mais comment faire reconnaître ce genre de troubles légers… difficile.

Voici la palette des phase maniacs….

En conclusion, je voudrais insister sur le fait que cette maladie, au diagnostique tout à la fois long et fulgurant, se soigne. C’est un traitement à prendre à vie, une connaissance de soi très précise pour savoir doser ses traitements selon les phases, un courage énorme pour les personnes atteintes. Et aussi un cap très difficile pour l’entourage et la famille, pour qui existe aussi un suivi d’accompagnement au malade.

Ce témoignage n’est pas une accusation, simplement une mise en lumière de cette maladie.

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voici un livre traitant de la maniaco-dépression qui m’a beaucoup aidé, lors de la rencontre avec cette maladie :

 » Le miroir de janus » Sami-Paul Tawil édition pocket n° 12032

38 commentaires pour « Les troubles Bipolaires, entre hypomanie et dépression… »

  1.  
    20 novembre, 2006 | 11:46
     

    Aujourd’hui, j’espère que tu ne te sens pas responsable de ce fait. Ton amour pour lui, ton écoute, ta patience et quoique tu fasses, n’y aurait rien changé… Bisous. Marie.

  2.  
    20 novembre, 2006 | 14:25
     

    ce sont des situations qu’on a du mal à gérer.
    A qui la faute?
    la vie est souvent dure et il faut s’accrocher, j’espère pour toi qu’à nouveau brille un petit coin du ciel bleu de l’espoir…
    Amitiés

    Dernière publication sur C'est chez moi! : Les belles anciennes .

  3.  
    21 novembre, 2006 | 16:08
     

    Comme le dit Marie, il ne faut pas se sentir responsable. C’est une maladie (on ne sentirait pas coupable si son conjoint a une grippe, ou une autre pathologie plus grave ? cela ne viendrait à l’esprit de personne, crois-moi) tu as fait de ton mieux, pendant longtemps, et effectivement, ni patience, ni écoute, ni amour ne peuvent malheureusement changer les choses…
    Je sais qu’il existe des traitements à base de lithium, entre autre.
    je pense que c’est bien que tu aies pu en fait t’exprimer sur cette situation dont tu as souffert ; ça te permettra sans doute d’être un peu soulagée… et d’avoir du réconfort, des avis, des encouragements de tes amis, qui même s’ils ne sont (pour beaucoup) virtuels, prennent à coeur, ce que tu peux leur confier
    je te souhaite une très bonne journée, plus ensoleillée que la mienne qui est bien morose.
    A bientôt, patoo
    ps : tu sais (mais tu le sais peut-être déjà) il existe un enseignement bouddhiste qui s’appelle « sendrel » (j’espère que je n’ai pas écorché le nom…) ; cela permet de mieux appréhender la maladie, pour soi, pour ses proches (entre autre)

  4.  
    22 novembre, 2006 | 3:07
     

    bonsoir a vous trois, et merci de vos mots sur les miens ici…
    j’ai mis du temps à lacher la valise de responsabilité, mais j’y suis arrivée, reste par instant à ces dates précises, des douleurs qui remontent, et qui me font avancer vers le bonheur en même temps !!! même de ses douleurs on apprend le beau de la vie…
    amitié à vous trois, et mille pensées sud..
    ps; j’avais presque fini la suite ce soir, et hop coupure de secteur, tout c’est effacé, promis je viens finir… pour passer à autre chose…

    tendresse
    nathalie

  5.  
    22 novembre, 2006 | 14:07
     

    Passe à autre chose Nath…il est temps. Bisous. Marie.

  6.  
    22 novembre, 2006 | 18:17
     

    oui, l

  7.  
    22 novembre, 2006 | 18:19
     

    oups
    oui, j’allais dire : la coupure de secteur c’est un signe… peut-être vaut il mieux pour toi, passer à autre chose… ce n’est jamais très bon de ressasser les mauvais souvenirs…
    à bientot, biz patoo

  8.  
    23 novembre, 2006 | 10:36
     

    Bonjour Nath. Que deviens-tu? Comment vas-tu?
    Tu sais, je trouve que c’est très bon que tu aies pu écrire tout ça. C’est une petite thérapie en soi.
    Maintenant, regarde le soleil briller… Pense un peu à toi…
    Bisous. Marie.

  9.  
    23 novembre, 2006 | 13:15
     

    Coucou Marie,
    et voilà, mon article est bouclée… je pense que j’avais un besoin puisque je revenais malgré moi sur des sensations passées de mettre au clair cela. Cette année ce fut ma façon de le faire, tenter d’expliquer briévement cette maladie qui touchent souvent des personnes de notre entourage.
    J’espére peut etre que certaines personnes qui comme moi à une époque se sont retrouvées face à cette terrible situation, pourront trouver ici quelques répéres…
    Allez le soleil brille ici dans le sud aujourd’hui…

    Bisous à toi marie

    nathalie

  10.  
    23 novembre, 2006 | 19:00
     

    Bonsoir Nathalie, j’ai relevé une phrase dans ton long article qui carractérise en partie le caractère de mon mari:
    Manies aigües ou furieuses : Personne agité qui s’exprime avec une grande violence, il cherche à faire valoir ses droits d’une façon très agressive. Tyrannique et orgueilleux, il se sent supérieur au autres et n’a aucune conscience de son état. Paranoïa.
    Mon mari est souvent comme çà, je sais qu’il a un problème de personnalité,il se sent souvent attaqué et persécuté, c’est dificile à gérer, il est dépressif et voit tout en noir.
    Moi c’est le contraire heureusement mais souvent il faut « s’acrocher » …
    Bonne soirée Nathalie, à bientôt!

    Dernière publication sur C'est chez moi! : Les belles anciennes .

  11.  
    23 novembre, 2006 | 19:27
     

    Et bien, je vois que tu n’es pas seule à avoir des problèmes… J’espère que Jullia a cliqué sur « la confiance », cela pourrait un peu l’aider.
    Bon courage à vous deux. Bisous les filles. Marie.
    Ps: il y a des nouveautés dans « petites reflexions »… et comme j’aime beaucoup tes commentaires, Nath…

  12.  
    Fleur de Sel
    23 novembre, 2006 | 22:50
     

    Dis donc, tes textes me plongent dans un je ne sais quoi…
    A chaque passage sur ton blog, je lis de nouveaux textes et à chaque fois j’en ressors toute chose…
    C’est impressionnant…
    Je suis d’accord avec Marie quand elle dit que de passer par l’écriture est une sorte de thérapie.
    A bientôt Nathly.
    Fleur de Sel

  13.  
    24 novembre, 2006 | 10:13
     

    Si dans mes mots, posés au fil de mes reflexions, de mes envies, vous trouvez un peu de lumière, alors j’ai reçu bien plus que ce que je n’ai pu offrir…
    Merci pour ce cadeau, Fleur de sel
    Sourire sud, un peu humide aujourd’hui
    Nathalie

  14.  
    24 novembre, 2006 | 10:15
     

    Chère Jullia,
    tu es la preuve que ces mots n’ont pas été vains…
    Je te répond par MP..
    Pensées soleil, vers toi

    Nathalie

  15.  
    24 novembre, 2006 | 16:05
     

    Un énorme câlin pour toi ma belle. Ce n’est jamais marrant de vivre ce genre de choses…

    Et puisque tu as été sage et pour répondre à la demande que tu as fais sur mon blog (le nouveau)… juste un peu de patience et tu auras de nouveau de la lecture… clin d’oeil…

    Je t’embrasse

  16.  
    mimi
    5 décembre, 2006 | 12:10
     

    j’ai mon fiancé,qui a un carractère trés difficile,je suis sur le point de le quitter,il me rend la vie difficile, je ne sais pas quoi faire pour sauvé notre couple,ni pour l’aider,il change de comportement d’une minute a aute?

  17.  
    5 décembre, 2006 | 12:21
     

    Chère Mimi,
    de conseils je n’ai guère, seulement mon témoignage par rapport à cette maladie, à mon vécu. Et par ce vécu justement, je ne peux vous dirriger que vers quelques lectures sur le sujet dont la réf est au bas de mon article. Je sais qu’il existe beaucoup d’association dans toute la France, encore faut il que votre ami soit conscient de son problème, et que celui soit dans un registre médical, qu’il veuille bien consulter un médecin d’abord qui le dirrigera lui mm vers un spécialiste s’il le faut…
    Si vous l’aimez, s’il vous aime, il existe des solutions avant que l’amour ne batte de l’aile, il faut les utiliser. Le bonheur est offert à tous, si l’on sait y prendre soin…
    courage à vous deux, et mille pensées bonheur
    nathalie

  18.  
    5 décembre, 2006 | 12:22
     

    Un coucou tendresse papillon,
    avec un peu de retard… nos épreuves nous apprenent que le bonheur est fragile et présent, qu’il faut en prendre soin, surtout prendre soin de soi, pour etre un bon réceptable aux joies du bonheur…
    Pensées et sourires soleil à toi, mon amie
    nathalie

  19.  
    July
    12 décembre, 2006 | 10:10
     

    Salut, Nathalie, je t’ecris assez tard et j’espere que tu est en « bonne sante » deja. Sa est conclu de tes dernieres mots de bonheur. Bravo a toi. Je vois que tu est forte pour continuer ta vie et etre heureuese pour toujours. Tu sais, lis ici du progrès de la vie. C’est le blog de mon amie, en anglais, mais ses idees aideront a toi.
    Bises et c’est mieux vivre pour soi meme.

  20.  
    12 décembre, 2006 | 11:13
     

    bonjour July,

    Je suis émue, de lire tes mots français au coeur anglais si je ne me trompe… Merci de t’être posée sur tous mes mots,
    et d’en avoir saisi l’essence…
    Je vais bien, restent souvent quelques brides de souvenirs, mon ex compagnon est toujours sous traitement,il le restera toute sa vie, il lui faut encore accepter cette nouvelle voie, et c’est difficile…

    Thank for your great, see you soon
    Kiss
    Nathly

  21.  
    AMEL
    15 décembre, 2006 | 20:42
     

    aidz moi s’il vous plait je crois ke je suis bipolaire je ne sais plus koi faire

  22.  
    15 décembre, 2006 | 21:13
     

    Chère Amel,

    j’espère que tu repasseras par ici, pour me lire… car ton cri de détresse est bien grand…
    surtout ne pas s’inquièter de trop, et allez consulter ton médecin généraliste en premier, et parler avec lui franchement…c’est le premier pas essentielle, tu as déjà fait un sacré bout de chemin, celui du questionnement, mais seul un médecin pourra déceler une bipolarité ou bien une une dépression, mais je t’en prie il faut absolument consulter…
    j’attend de tes nouvelles, je t’envoie mille rayon soleil Amel
    nathalie

  23.  
    edouard
    22 décembre, 2006 | 18:59
     

    J’ai connu une grave dépression de 2000 à 2002, puis, après une TS, j’ai rebondi dans l’hypomanie qui ne m’a plus quitté depuis. Cette douce euphorie, ce bouillonnement d’idées me plaît, même si parfois la fatigue (je dors 4h par nuit) se fait sentir par des petits troubles de mémoire. Je n’ai jamais connu la manie proprement dite, mais il paraît qu’un traumatisme pourrait m’y plonger, ou retourner en arrière dans la dépression. Mais je vis au présent et profite de mes facultés dédoublées.

  24.  
    22 décembre, 2006 | 23:06
     

    Bonsoir Edouard
    merci de ton témoignage ici…
    Le principal n’est t il pas de se connaitre… Nous sommes tous cyclothimiques selon les moments de notre vie, le détail de la maniaco dépression est l’alternance des symptomes sur une journée ou un mois, et bien souvent les conséquences de l’hypomanie, qui met les personnes atteintes dans des situations difficiles, excés de dépenses, abus d’alcool…
    Comme je le dis, encore, seul un médecin est capable de déceler une maniaco dépression.
    Je te souhaite de belle fêtes Edouard dans la bonne humeur et la joie…
    Nathalie

  25.  
    fred09
    23 décembre, 2006 | 11:26
     

    fred09,
    je viens d etre dianostiguer bipolaire, apres 8 an de soufrance,1998 dépression,3 an, de thérapie qui n on servis a rien, mauvais psy et dianostic.
    j ai vus des medecin en tous genre, pendant s est 8 annnée j ai souffaire pour rien,j ai entendu de tous, je peut ecrire un livre,cela a gacher des années ou l on se construis,je peut dire attention au médecin, ilfaut en voir plusieur.tous les psy ne son pas bon!!!!

  26.  
    nathalie
    22 janvier, 2007 | 18:21
     

    Bonjour,

    Je n’ai pas eu le courage de lire tous les témoignages.
    Le diagnostic d’hypomane a été posée il y a 6 mois de cela. J’ai
    41 ans et n’accepte pas du tout cette maladie.
    Mon spécialiste affirme que je la contrôle parfaitement bien, mais
    après m’être documentée, je suis certaine que j’ai fait souffrir mon mari et mes deux filles, qui ont aujourd’hui 18 et 19 ans.
    Elles sont informées mais quelques soient mes paroles, les plus
    banales possibles, elles me répondent comme si j’avais 10 ans. Mon mari me dit d’être patiente et que cela va passer. Mais je souffre énormément et j’ai peur que nos relations se dégradent.

    Merci de m’avoir lue, même s’il n’y a rien de particulier dans ce témoignage.
    Sincèrement
    Nathalie

  27.  
    22 janvier, 2007 | 19:46
     

    Bonsoir, tout d’abord une réponse tardive à fred09, je m’en excuse…
    tu fais très bien de le dire, effectivement, c’est un diagnostic difficile, sur lequel certains médecins et même psy passent sans s’en apercevoir, il faut consulter beaucoup et différents professionnels avant de trouver le bon…
    pour mon expérience perso, mon ex compagnon a été diagnostiqué le jour ou il a fait une crise grave de maniaco, mais il portait cela depuis des années sans le savoir….
    bon courage Fred09, et merci de ton témoignage.

    nathalie

  28.  
    22 janvier, 2007 | 19:55
     

    Très chère Nathalie,
    tout d’abord merci d’avoir posé tes mots… je pense que c’est une forme d’acceptation de la maladie, du moins un début, n’est ce pas ???
    Je sais de part ce que j’ai vécu avec mon ex compagnon, qu’il faut un certain temps d’acceptation, c’est normal…
    Tu ne peux être certaine pour les autres, il faut tenter de t’enlever cette idée de la pensée, cela ne ferait que te rendre coupable, et c’est inutile…
    Le primordial dans le peu que tu écrits, est que tu te sois, ou que des médecins se soient apperçu de la maladie avant que les relations avec ton mari se dégrade. D’après tes propres mots, il est présent avec toi, puisqu’il te conseille de patienter, c’est qu’il patiente avec toi, avec amour… il existe des sites, que j’ai visité, ou les compagnons parlent de leur vie, des sites où des malades se racontent, c’est un très bon support je trouve.
    Pour ma part, mes enfants plus jeunes,et même mon ainé qui a beaucoup souffert des périodes maniaco de son père, ne leur en veulent pas du tout, ils ont compris que c’était une maladie, ils le disent eux même, papa se soignent et c’est bien….
    concentre toi sur toi, et non sur ceux que les autres peuvent penser, ne suppose pas, et si tu es génée ose poser les questions à tes enfants, dialoguer…

    Je t’embrasse Nathalie, et te souhaite beaucoup de courage et de persévérance, on vit avec la maladie très bien du moment où l’on sait la controler, ou on l’a reconnu…

    ps : tous tes mots étaient essentiels ici…
    sourire sud
    nahtalie

  29.  
    nathalie
    23 janvier, 2007 | 9:44
     

    Merci Nathalie,

    C’est la première fois que je parle de ce qui m’arrive à quelqu’un d’autre qu’à mon médecin. J’ai été très émue par les épreuves que vous avez traversées et suis consciente des difficultés que vous avez endurées pour accompagner votre conjoint dans cette maladie.
    Rares sont de nos jours, les personnes qui allient à la fois l’amour, le partage, l’envie de comprendre et enfin une immense compassion pour accompagner et aider l’autre, et ce en dépit de ses propres souffrances.

    J’ai aussi trouvé le courage ce matin de lire les témoignages et paroles encourageantes des autres internautes. En fait, pour être parfaitement honnête, j’avais peur que ces messages ne soient le reflet de ma propre souffrance ; alors que la plupart témoigne de leur soutien.

    Malheureusement, non, je n’accepte pas ma maladie ; depuis que j’ai réalisé que je faisais souffrir mon mari et mes enfants, mon visage a changé. Mes filles trouvent que mes traits sont plus durs, or, en réalité, c’est la marque de la peur, la peur qu’on me juge folle ; je me ferme dès lors que transparaîtrait une simple connotation sur ma maladie dans l’attitude ou dans les propos de mon entourage.
    Moi aussi, cette hyperactivité cérébrale me convenait, j’étais très opérationnelle mais épuisée par mes nuits d’insomnie. Le traitement que je prends aujourd’hui a très nettement diminué cette hyperactivité, et je me trouve dans une spirale descendante. La panique d’être confrontée au monde extérieur (cela fait 6 mois que je suis arrêtée )m’a fait souffrir de dysarthrie. Sous anxyolitique, j’ai retrouvé petit à petit l’usage de la parole. et je suppose que c’est ce passage qui a le plus perturbé mes filles.

    A 18 et 19 ans, elles ne peuvent pas tout supporter, la fin de leur adolescence pour une étape encore plus difficile, leurs études, leur vie sentimentale, et le nouveau reflet de leur mère….

    Je suis devenue moche tant du dehors que du dedans, et la seule vue de mon image dans la glace m’insupporte. Alors, je fuis, je fuis tout ce qui peut me rappeler  » çà  » – j’ai peur que de cette fuite.

    demain, je vois mon psychiatre comportementalise, et j’espère, non il doit trouver une solution. J’aime les miens par dessus tout et suis prête à tout pour stopper leur souffrance.

    Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire mes élucubrations ;
    peut-être ai-je en plus développé un nombrilisme extraordinaire !
    A dire vrai, je préfèrerai !

    Très sincèrement,
    Nathalie

  30.  
    24 janvier, 2007 | 14:28
     

    Chère Nathalie,
    comme l’on peut attraper un rhume en hiver, on peut aussi sombrer dans des maladies psychiques, cela n’est pas une honte, ni une tare…
    Le deni, est surtout de la peur face à l’imcompréhension et l’impuissance de l’entourage devant ces symptômes qui frappent soudain ceux que l’on aime.
    Pour ta part, il te faut communiquer, que ce soient sur le net dans des sites spécialisés, ou en groupes, il te faut faire éclater ce qui dort en toi de façon positive…
    surtout continue de bien suivre ton traitement, et tes visites psy, et parle, parle…
    sourire et bisous sud
    nathalie

  31.  
    nathalie
    25 janvier, 2007 | 21:38
     

    Chère Nathalie,

    Merci pour ta réponse.
    Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une tare, mais tu sais aussi bien que moi, que nous vivons encore dans une société où nous n’avons pas le droit d’avoir mal  » au cerveau  » ; cela fait peur
    et rares sont ceux qui l’acceptent.
    C’est la raison pour laquelle, même si je voulais communiquer, la maladie isole …………
    Ceci étant, saches que ton site est incroyable. Il allie le concret au travers des pensées et permet à ceux qui comme moi sont seul(e)s de pouvoir l’apprécier tant pour ses phrases et ses images, que pour la main que tu nous tends.
    Et toi, dans tout cela ?
    Merci encore,
    bisous sincères
    nathalie

  32.  
    Anonyme
    2 février, 2007 | 21:34
     

    plus de commentaire

  33.  
    6 février, 2007 | 17:03
     

    Désolée, me revoici, après quelques jours de vacances… bien méritée…

    Trés chère nathalie,
    j’ai pensé à toi, et si tu te lançais dans un blog… avec tes pensées, tout ce qui te vient par la tête, même ces jours ou ça ne va pas… un blog c’est anonyme, et il y a du partage en même temps… pouvoir se dire en toute liberté, et je t’assure que tu n’as pas à avoir peur des comm’s, comme tu as pu le lire ici…

    Et moi dans tout cela, encore fragile des souvenirs du passé, craintive, mais compréhensive… avec des envies d’hurler parfois, de le secouer quand je le revois… mais du respect pour l’être qu’il est…

    Je t’embrasse nathalie

    nathalie

  34.  
    7 février, 2007 | 0:13
     

    Salut ma trogne. Je viens de lire tous ces commentaires et vraiment, derrière le voile, que de cris de détresse! Que de pièces détachées qui tentent mais en vain de recoller les morceaux!
    Amel, Edouard, Fred et Nathalie, je pense à vous et vous envoie toute la lumière dont vous avez besoin. Virtuellement certes, mais très sincèrement, du fond du coeur.
    July, adorable petite Moldave qui a débarqué sur unblog il y a peu, merci à toi d’être passée chez Nathly.
    Plein d’amour à tous.
    Marie.

  35.  
    emmachelles
    30 mars, 2007 | 16:16
     

    J’ai passé une journée entière à lire sur le sujet de la bipolarité. Je suis en arrêt maladie et j’ai honte de perdre ainsi mon temps et les sous de la sécu. Mais je ne me sens pas capable de grand chose d’autre. J’ai fait une dépression vers mes 24 ans, très… mélancolique. Depuis j’ai alterné des phases normales et de nouvelles dépressions, avec, de temps en temps des phases hypomaniaques. J’ai suivi une psychothérapie analytique pendant une dizaine d’années. La psy m’a finalement orientée vers l’hôpital en consultation psychiatrique pour me faire prescrire un traitement normothymique. J’ai eu plusieurs arrêts maladie, parfois assez courts , parfois plus longs et cette année, c’est le comble, j’ai été arrêtée de mi-septembre jusqu’à maintenant et jusqu’en juin sans doute. Je n’ose plus passer devant l’école où je travaille. J’ai demandé d’autres postes pour l’années prochaine en espérant les avoir et je ne pense pas pouvoir reparaître après un si long arrêt. C’est à la fois un soulagement car mon boulot me stresse beaucoup et une angoisse car j’y attache beaucoup d’importance. Pourquoi aujourd’hui tout ce temps à lire vos messages, les blogs, les sites sur la bipolarité et le lithium. Voilà, je n’ai pas encore eu de traitement au lithium. C’est du Dépakote que j’ai pour l’instant et depuis plusieurs années sans éviter les rechutes dépressives. J’ai beaucoup d’angoisse à commencer ce médicament car j’ai l’impression qu’après avoir esayé celui là il ne me restera pas d’autre chance. Pourrais-je avoir des réponses ? Et surtout, comment faites-vous pour assumer ces changements d’humeur dans les relations avec les autres. Que vous dites-vous pour pouvoir les regarder en face après les avoir laissés tomber pendant plusieurs semaines. Avez-vous conservé des amis. Quelles conversations avez-vous avec vos enfants ? Mes filles ont 14 et 16 ans. Mon mari assure mais je vois bien qu’il en a marre !
    Emma

  36.  
    Ahlem
    1 décembre, 2007 | 23:34
     

    Bonsoir Nathalie , j’ai vécu aussi avec un homme bipolaire , et ma séparation est récente date de 8 mois , j’ai mis du temps à m’en remettre , au départ je ne comprenais pas grand chose à cette maladie , j’étais choquée par les crises et leur violence , il passait par tous les types de manies , avec des périodes de franche depression , je ne savais plus avec qui j’étais , il pouvait etre gentil et tendre, puis l’instant d’aprés pour je ne sais quelle raison il etait dans une rage folle ,il m’insultait , menacer de me frapper , il m’accusait de tous ses maux , il me disait que s’il se mettait en colére , c’était de ma faute, je ne savais jamais qui j’avais en face de moi ,je vivais dans une angoisse et une peur permanentes , j’ai voulu le quitter à plusieurs reprises , mais il lui arrivait des accidents , comme disait son psy : des passages à l’acte , et donc je me sentais responsable et je n’arrivais pas à le quitter , j’ai tout essayé pour l’aider , je l’ai enmené à l’association des bipolaires , je lui ai fait changer de psy , ce dernier lui avait conseiller de faire une psychothérapie comportementale, et de prendre un autre traitement , mais il a refusé ,il disait toujours : je ne cede jamais , au bout de 2 ans , j’étais epuisée , deprimée , à bout, je suis partie .Des mois aprés j’entendais encore ses cris en pleine nuit , j’étais tellement traumatisée que j’ai du aller voir un psy de mon coté pour m’aider à remonter la pente , aujourd’hui je vais mieux , mais je me sens encore un peu fragile,mais la vie reprend le dessus.

  37.  
    mahdi
    3 juin, 2012 | 12:12
     

    Bonjour,
    Merci nathalie pour tout ce que vous faites , c vraiment superbe de savoir qu’il ya des gens tolérants, compréhensifs et rationnels comme vous.

    Je suis un prof universitaire , je viens de découvrir ma « maladie » de bipolarité depuis 2 année grace a un psy tres compétant. apres avoir passé par plusieurs étapes de dépression-hypomanie. J’ai perdu deux copines adorables a cause de ces troubles de bipolarité , je suis seul en ce moment mé je me pleint pas car je suis content d’avoir finalement connu ma maladie et je perd pas espoir de s’en sortir un jour …
    biz

  38.  
    veronique
    27 juillet, 2013 | 9:57
     

    Chère Nathalie,
    Merci pour le cadeau que vous me faites en exposant avec courage et bienveillance la vie et la rupture avec votre mari bipolaire.
    Marié depuis 16 ans avec un mari bipolaire, mère de 3 enfants, femme de tête tout comme vous, menant de front mon activité professionnelle et portant à bout de bras mon mari et mes enfants: Voilà Je n’en peux plus…je suis arrivée à un stade de non retour.
    Alors que ma meilleure amie est en stade terminale de cancer et mon père dans le même hôpital luttant contre 2 cancers, il part complètement en vrille. Cocaïne, Alcool, mensonges, messagerie gay, vol de nos économies, il terrorise les enfants et pour finir il m’a agressé physiquement.
    Il pleure lorsqu’il a un moment de lucidité et s’excuse.
    Je n’en peux plus mais au fond de moi je sais qu’il est malade et ma conscience me tiraille.
    Quel dilemme!!! Le quitter ou l’aider au risque d’y perdre mon âme.
    Je me sens très seule, merci pour cette tribune ouverte qui me permet d’avancer et me montre le chemin.
    Bien à vous
    Véronique

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