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Archive pour octobre 2006

Il est des lieux, où le silence est roi

NARBONNE 1

Il est des lieux, où le silence est roi dans citations NarbonneCarcassonne008

Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu’on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?

Guy de Maupassant

NarbonneCarcassonne009 dans Un jour en Provence

Dans le silence de la solitude, on n’entend plus que l’essentiel.

Camille Belguise, extrait de Echos du Silence

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Dans les silences, on peut dire tant de choses.

Michelangelo Antonioni

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D’où vient à l’homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui lui fait vivre de ses douleurs et s’aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?

Etienne de Senancour

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Dieu est l’ami du silence. Les arbres, les fleurs et l’herbe poussent en silence. Regarde les étoiles, la lune et le soleil, comment ils se meuvent silencieusement.

Mère Teresa



°°Mélancolie°°

photo de Gilles Navet

Dimanche gris et humide, qui transperce les murs… Silence lourd et pesant qui s’abat sans crier gare… Il manque à l’automne ses couleurs mordorées et rouge passion.

« Mieux vaut un instant en Avril que tout un long mois en automne. »

Adam Mickiewicz 

Souvenirs d’avril comme un doux feu pour réchauffer l’automne… Retrouver la chaleur printanière des petites rues Aix en Provence. S’envelopper du châle des instants de bonheur que l’on a semé le long des placettes aux multiples fontaines.

°°Mélancolie°° dans Au jour le jour fontainedelarotonde

De la gare, remonter jusqu’à la place de la Rotonde, majestueuse fontaine au centre de la ville.Malgré la vie citadine qui grouille autour du grand carrefour, se déploie le parfum de la Provence.

cours Mirabeaux

Descendre le cours Mirabeau à l’ombre des platanes, s’immerger de cette vie estudiantine qui discours, et se rit de la vie. Entendre la vie à la terrasse de cafés mythiques, se poser l’âme légère face à une fontaine, et laisser couler ses rêves dans un bruissement frais.

photo-mirabeau-2 dans Un jour en Provence

Attendre dans le plaisir du silence intérieur, que tu apparaisses, et me prenne par la main pour m’entraîner dans les dédales de petites rues qui bordent le cours Mirabeau.

 

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Suivre inlassablement le même chemin, comme si nos souvenirs nous ramenaient toujours sur leurs pas brûlants….Place des Augustins…

 

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Les yeux au ciel, reconnaître notre chemin à la croisée des ruelles…Place d’Arménie et ses petits restaurants serrés les uns contre les autres, charme italiens, asiatiques, grecques, repérer le petit trésor qui nous accueillera une fois la nuit tombée dans le creux de ses délices…

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Rue D’italie …photo-italie-1

 

Place des trois Ormeaux…aix-8

 

Et soudain se laisser envahir par la magie de la nuit qui descend du ciel… Aix en Provence s’éclaire d’or, les parfums de Provence exhalent dans toutes les rues, le mystère de la nuit couvre les places…

Place des martyrs de la résistance

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Dîner place des Cardeurs…

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 S’arrêter Place Albertas, à chacune de nos visites aixoises

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et reprendre doucement, main dans la main, sans un mot le labyrinthe qui nous mènera sur la place de l’hôtel de ville…

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Il fait moins froid sur mon dimanche d’automne, les feuilles de l’été ont nourri la terre, sourire mélancolique sur les pages que tourne doucement le vent… Je remonte seule le cours Mirabeau de nos souvenirs, le sourire du bonheur a recouvert mes épaules…

« Ce qu’il y a de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève

après une semaine de pluie, de vent et de brouillard

 et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil. » 

 Victor-Lévy Beaulieu

 

 



Sur les chemins de traverse….

Sur les chemins de traverse.... dans Un jour en Provence CopiedeseptoctO6043

J’ouvre la valise, et l’envolée blanche d’un papillon sillonne ma mémoire… Août sur les hauteur de Sète, tu t’es posé délicat sur le rose des fleurs, occupé à siroter les nectars de la demoiselle, tu ne t’aperçus de mon intrusion, et me permis de capturer ainsi l’instant…Ouvre tes ailes, je t’emmène avec moi sur les chemins de Provence, un peu plus loin que Sète, nous remonterons le canal du Midi, et nous poserons sur Narbonne, remonterons joyeusement la via Dominitia. Au coeur de la Cathédrale Saint Just, dans le silence du cloître, je te présenterai une merveilleuse dame Blanche, que tu caresseras de tes ailes…

CopiedeNarbonneCarcassonne005 dans Un jour en Provence



« Quand les dieux veulent nous punir ils exaucent nos prières. » Oscar Wilde

 

Toi qui apposas ton sceau lors de ma descente utérine vers ce monde, toi qui m’avais choisi ici bas pour veiller sur moi, toi qui visionnais ma petite vie de là où je ne doutais l’existence, toi à qui je fis le caprice d’enfant que je n’étais plus, trépignant du pied, implorant ta clémence, ton écoute, toi qui ne pu refuser, puisque tu es mon Ange, tu exauças ma prière… Et pourtant tu portais mes possibles en toi, j’entendais bien tes murmures dans mes nuits, je décelais bien les signes que tu m’envoyais sur le chemin de ma vie, mais je m’égarais à vouloir , ce pourquoi je n’étais destinée…

Tu veilles toujours de là haut, et dois bien te gausser de mes erreurs, satisfait tout de même de me voir prendre conscience de mes égarements… Tu te gausses mais en plus, tu m’envoies encore des étoiles pour fausser ma route, comme pour me faire oublier une bonne fois pour toutes ces chemins de traverse que j’emprunte toujours aussi naïvement quand ils se présentent à moi….

Cette fois ci j’ai bien compris ton message, arrête donc ce manège et souffle sur ma route les indices qui m’amèneront jusqu’à l’île promise… Promis je cueillerai les fleurs de l’amour au passage, et ne m’enivrerai de leur parfum que le temps que cela durera, je ne m’éloignerai à la recherche de fleurs aux parfums rares et dangereux qui tourne le coeur des vaillants soldats…Promis, je prendrai soin de toutes les bulles de bonheur que tu souffleras sur ma vie, et délicatement les libérerai avant qu’elles n’éclatent entre mes doigts et fassent pleurer mes yeux…. Je garderai l’oeil sur le phare qui me guide…

Mais toi là-haut, mon Ange, fais moi une promesse…. ne sème plus sur mes rêves ses trois p’tits mots meurtriers qui me font perdre la tête…. Je ne me soumettrai plus à la tentation de les entendre, je pardonnerai à ceux qui ont osé un jour déposé ces trois p’tits mots sur mon coeur, je leur redonnerai leur petit paquet cadeau, et n’en garderai que le goût du bonheur…

Je ne taperai plus du pied comme une gamine, mais ferai taire le chant des sirènes pour, dans le silence de mon âme entendre le murmure des anges…



Brise d’automne…

Brise d'automne... dans contes et nouvelles zen640

La brise d’automne caresse les souvenirs rouges de l’été. Dans sa danse nonchalante elle disperse les feuilles jaunies au gré des chemins… Chemin d’un passé que l’on ne composera plus, chemin futur jonché de feuilles sèches trop griffonnées d’espoir, chemin passé qui revient poussé par un tourbillon oublié de la mémoire…

Assise sous le magnolia centenaire, à la recherche des parfums de fleurs blanches du mois d’août, le regard brouillé par les souvenirs rouge de l’été, qui s’envolent peu à peu, j’avais déposé mon livre de vie sur le banc de pierre…

La brise d’automne s’amusa alors des feuilles de vie, faisant tourner les pages d’un souffle plus tiède, elle s’enroula à mes épaules et fit glisser le petit gilet de maille noir. Frissonnant légèrement je repris le fil de mon histoire, là où le vent avait rouvert les pages…. Pages d’un passé oublié, sourire douceur sur les épisodes tendres d’hier, petit rappel à ma mémoire…

La brise d’automne te ramène dans sa danse, je ferme les yeux et te voilà, je sens le parfum des citronniers d’Italie sur ta peau, j’entends nos rires complices, sous ma main est encore gravée l’empreinte de tes larmes tant de fois essuyées…Combien de temps déjà ? Je pense à toi, et te lance au vent d’automne mes voeux de bonheur….

Je referme le livre, rajuste mon gilet en maille sur mes épaules, salue d’une caresse le tronc de l’immense magnolia, et reprend le sentier du présent, que le vent d’automne a balayé des feuilles jaunies et rouges… La mélodie de mon téléphone retentit dans le silence….

-  » Allô….

- Surprise !!! oui… je pensais à toi…? « 



Gris du Sud…

 Matin sans soleil,matin gris et humide, de ces matins que je n’aime guère dans ce Sud de la France, où tout est normalement intense en toute saison.

 Le temps est comme en suspension, en attente, le ciel est vide sans reflets de Grande bleue, sans les moutons d’un Petit Prince. Le soleil est absent,caché derrière la feuille de papier calque du ciel, la lumière ne transperce pas. Le gris se répand sur le vert des arbres, les ombres éclatantes ont disparus, restent des aplats de couleur mêlés à un fiel.

Les bruits de la vie résonnent lourdement à l’horizon, la plainte des mouettes  est lancinante, leur vol en rasoir élime un horizon inexistant entre ciel et mer.

Aucun mouvement, à part le va et vient au ralenti de la vie qui poursuit son emploi du temps d’un lundi d’octobre. Sur un banc un vieux monsieur a suspendu sa lecture, le regard au loin, même la mer semble réfléchir…à quoi donc ????



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