Brouillard…

Posté le 14 septembre 2006

Brouillard... dans Au jour le jour pic%5B8%5D

Ouvrir les yeux chaque matin, et inexorablement chercher à situer le temps…

Le brouillard épais et gris encercle mon esprit. J’erre sans but dans l’étrange masse compacte qui m’enserre, pas de chemin, pas de lueur…Le silence lourd et pesant.Même les mots se détachent péniblement de cet amas visqueux.

Inlassablement j’affronte ce silence, à l’écoute d’une résonnance, je cherche le prolongement d’un son, même léger qui me guiderait vers une porte, une ouverture, m’extirperait de cette léthargie..je sonde le silence…mais rien…

Je ne ressens rien, rien ne touche la fibre de vie qui m’animait encore il y a quelques temps. Pourtant je suis en vie, en chair ici, je respire, je vois, j’entends, mais dans la plus grande simplicité des sens… aucune sensation ne naît de ses sens physiologiques..

Aucune émotion ne s’éveille devant la beauté de la nature qui m’entoure, la caresse des derniers rayons de soleil ne fait plus vibrer ma peau, le chant des oiseaux au petit matin n’éclaire plus mon visage d’un sourire, les odeurs que raméne le vent n’éveillent plus de souvenirs.

Je suis là, ici dans ce monde où j’avance tout de même tel un automate, sans vraiment y vivre. Je suis ailleurs, sans savoir dans quelle sphère de moi même j’erre…

Si je suis encore en vie, qu’elle me fasse un signe, qu’elle m’interpelle et me ramène sur le chemin des croyances, des espoirs, des rêves, qu’elle dessine au loin un monde, n’importe lequel, mais un monde où je me sentirais simplement vivre…

qu’elle me prouve mes « EN-VIE »

2 commentaires pour « Brouillard… »

  1.  
    Christelle Nocent
    16 septembre, 2006 | 15:18
     

    Il est des textes, comme celui-ci, dans lesquels on se retrouve complètement parce qu’ils correspondent exactement à ce que l’on ressent à une période donnée de notre vie…

    Tu as écrit, exactement, comment je me sens, actuellement… C’est troublant…

    Un texte superbe ! Bravo, Nathalie !

    Amitiés.

  2.  
    17 septembre, 2006 | 19:17
     

    Merci pour ton arrêt sur mes mots, douce Christelle…
    j’espère alors que tu puiseras dans mon énergie pour trouver une porte au brouillard, nous sommes toujours un phare pour un navire en errance…
    Le phare offre sa lumière sans savoir vraiment à qui, mais inlassablement il est là, présent, par tempête ou beau temps…
    sourire, je pense qu’une énergie, d’une étoile à une autre , nous relie, mon amie…
    je t’embrasse bien fort
    nathalie

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