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Archive pour septembre 2006

La dernière partie d’échecs…

La dernière partie d'échecs... dans contes et nouvelles echec38

Tu arrives, lunettes noires, sac à dos, sourire entre deux… encore…
Tu t’approches de la table ,je reconnais ton parfum,
te penches pour m’embrasser affectueusement…
Avec le temps, j’ai appris à percevoir chacun de tes ressentis au travers de tes gestes, de tes regards, de la pression de tes lèvres sur mes joues quand tu y déposais tes « bonjour » .
Sourires tendres, regards complices, j’ouvre la conversation sur des banalités, le temps pour toi d’évaluer ce qu’il reste de magie, après les derniers événements.
En quelques instants, je te retrouve confiant, rassuré…
Les premières pièces du jeu sont avancées.Tu cherches la faille… celle où tu pourrais être le grand sauveur, le prince, celle où tu pourrais glisser ton baume, où tu pourrais te sentir une fois de plus utile.
Je contre… il n’y a pas de faille à ma vie de femme.
Sourire.
Il te faut changer de tactique…
Je rentre dans le jeu..
J’ouvre les diagonales de ta vie, tranquillement.
Tu avances tes pions.. protection..
Cavalier, je bondis d’un « toi « , à un « nous »…trois petits sauts légers sur ce « nous d’avant », « nous présent », et arrivée triomphante sur le « nous de toujours ». Celui de l’amitié, de la complicité, de la tendresse, celui qui a traversé le temps, les tempêtes, ce « nous  » tolérant, respectueux…
Surpris ? désarmé ? une fois de plus je déstabilise tes coups d’avance. Je ne suis jamais là où tu penses me trouver, tu le sais pourtant… Mais c’est ce que tu as toujours aimé. Tu te dévoiles, ton regard se fait rieur, ton sourire fuyant, le temps de reprendre la main sur le jeu. Il te faut agir vite, ne pas perdre l’avance que tu pensais avoir…Attaque… douce, sur ce cavalier, avec une artillerie de  » je n’ai pas oublié « , de   » regards appuyés », ta main qui se pose sur la mienne.
Contre attaque… je sacrifie le cavalier, et couche ton artillerie.
La partie se fait longue, reste sur l’échiquier les pièces maîtresses…
Une pause jusqu’à ce soir, bien tard….  
le temps pour toi, de parfaire ton jeu, tes stratégies.
Le temps pour moi, de ne pas changer de jeu, de rester sur ma voie, de sourire à tes attaques, d’un sourire ou la nostalgie ne se pose, car tout a toujours été dit, et qu’il n »y a aucun regret ni remord, la place est nette.
Nous revoici devant l’échiquier.

Tu as sorti tes tours, forteresses d’amis communs qui attaquent gentiment sur de grandes lignes droites, il te reste ton garde Fou, cet alcool dans lequel tu plonges goulûment, fuyant ainsi en diagonales noires les cases blanches de ta vie. Tu réserves ta Dame de coeur, protectrice sur le Roi Vie, dernier atout, que je sens venir, au terme du sacrifice de toutes mes armes.
c’est ce dernier coup que j’attends patiemment, que tu gardais précieusement sous tes regards.

Le voici donc… tes bras autour de mes épaules, ton sourire de gamin, et ta voix qui me demande une fois de plus de te ramener jusqu’à chez toi, au nom de l’amitié.
Je connais cette pièce maîtresse du jeu, la Dame, celle qui change de direction, qui parle d’amitié et peut glisser sans crier garde sur d’autres chemins..

Il ne reste que ma Dame, pour accompagner mon Roi vérité sur les cases Heures qui défilent vers le petit matin.

Je joue le jeu, tu souris. Gagnant ?!
La partie n’est pas terminé, l’ami.

Une fois de plus, je te guide jusqu’à la porte de chez toi. Le trousseau de clefs résonne dans le couloir désert de ce petit matin.
Nous passons la porte, tu occupes les dernières limites de mon territoire, tentant de bloquer Ma Dame Vie, et faire tomber mon Roi Vérité.

Je t’allonge sur le lit, monte la couverture sur tes larges épaules. Ton regard installe le silence des mots, cherchant dans le mien la première parole salvatrice. Déjà tu affiches ton sourire gagnant.

Ma Dame Vie fait tomber la pièce maîtresse de ton jeu, par ce baiser amical que je pose sur ta joue, ma main essuie la larme d’enfant qui glisse sur ta joue.

ECHEC

Tu tentes une dernière esquive, te perds dans des déjà dits, déjà vus, déjà entendus, dans les cases d’un passé révolu, d’un présent sincère qui n’entraînera comme toujours jamais de demain créateur.

Je t’impose ma Dame Vie, mon Roi vérité, encerclant ainsi  le roi de ta vie qui se perd en questions sans réponses.          
                       
ECHEC ET MAT

Il est des amours dans la vie qui peuvent se révéler dévastateurs si nous nous y accrochons. De cet amour nous pouvons tout de même sortir vainqueur, si nous faisons l’effort de  regarder la vérité en face, pour continuer sa vie avec un regard plus grand vers d’autres rencontres.

Je laisse là, sur le bord du lit, les amours dévastatrices, je me lève doucement et me dirige vers la porte.
Tu ne tentes pas de me retenir, tu sais que je ne fais jamais marche arrière sur toutes mes décisions mûrement prises.

Et pourtant, tu ne t’attendais pas à cette fin de partie. Pensant être toujours maître du jeu de la vie des autres, pensant ton compagnon de jeu bien trop souple, léger, pour résister à tes quatre coups d’avance.

Mais moi, je ne suis restée tout le long du jeu que moi même, fidèle à mon Roi Vérité, fidèle à la dernière promesse que j’avais faite il y a bien des mois en arrière, celle de ne plus jamais retomber sous les avances de ta Dame.

Tu t’es endormi, beau joueur, bon perdant.
J’ai refermé la porte et déposé les clefs dans la boite aux lettres.

Déjà le jour s’est levé.

Nathalie écrit en Mars 2006…

 

 

 

 



Errance nocturne…

 Errance nocturne... dans Au jour le jour hawaii_kauai_011

Dans le silence de la nuit, j’erre sans amarres et sans îles en vue. Aux aguets, je sonde le ciel et ses lumières pâles, sans espoirs de signes. Tout semble immobile, dans l’espace tant visité qui m’entoure.

Dois je mener ma frêle embarcation plus loin encore que les limites de la carte de ma vie ? Ai je donc fait le tour complet de moi même aux frontières de ces horizons ?

Impressions qu’il n’y a plus rien à découvrir sur ses territoires de ma vie, qu’il va me falloir renverser les habitudes, bousculer le quotidien pour retrouver l’étonnement et la surprise du jour qui se lève.

Dans cette maison, où le futur n’existe plus, le passé entrave le présent. Me faut il détruire ses murs pour enfin percevoir l’écho du jour, une résonance vers demain ? Passer sur les débris de cet obstacle pour progresser sur le chemin de la réalisation d’un rêve dont je possède déjà les clefs ? Est ce l’étape première à franchir, pour entrevoir les portes d’un avenir que je pressens ?

J’ai déjà fait le tour de toutes les petites routes de la ville, l’année dernière muni d’un regard nouveau je traçais un itinéraire avec des arrêts sur l’émerveillement. Sur le trajet de l’école, je prenais le temps de respirer les embruns, de me ressourcer au soleil levant sur la mer, aujourd’hui un arrière goût de déjà vu, de déjà fait, freine toutes mes envies. Me fallait il ce dernier regard sur ces lieux qui ont accompagnés mon enfance, une moitié de ma vie, pour enfin pressentir que la suite se poursuivrais dans un ailleurs ?

Dans le silence de la nuit, une légère sensation de bien être m’envahit à cette nouvelle idée d’un demain. Au jour qui se lèvera, il me faudra entamer les négociations du rachat de cette appartement, au plus vite. Envisager un déménagement complet, un départ de la région vers plus loin. Dans cet ailleurs prospecter pour la création de mon entreprise, la reporter sur une année s’il le faut, retravailler une saison pour poser mes repères en ces lieux encore inconnus, et enfin toucher du bout des doigts mon rêve.

A moins d’un miracle ici , j’ose encore y croire !!!



Mais où se cache le bonheur ??? Cherchez… au bon endroit !!!

Mais où se cache le bonheur ??? Cherchez... au bon endroit !!!  dans contes et nouvelles ARM671

« Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux.

 Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.    Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. » 

Alors les dieux répliquèrent :

« Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »  

 Mais Brahma répondit à nouveau :
  »Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent :  

« Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit : 

  »Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »
  Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui. « 
(Eric Butterworth, Découvre la puissance en toi)

           13visages dans contes et nouvelles     

Il y a des visages cachées dans cette forêt… Combien en voyez vous ?
Indice, il y en a plus de 10….



Qui suis je?… Qui sommes nous?…

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Pour répondre à cette question le plus simplement possible, nous exposerions notre identité comme une fiche:  nom, prénom, sexe, âge, description physique… De prime abord la réponse à la question est facile. Mais alors nous ne serions que de simples photos numérotées, sans interêts.

La vie implique plus de nous même, l’essence de la vie va puiser la réponse à cette question au plus profond de nous, dans cette partie de soi, que nous sommes seuls à connaître. Qui suis je ? Qui êtes vous?

La réponse n’est que le regard que nous nous portons à nous même, et la seule chose que nous puissions maîtriser dans la vie, dans les évenements qui nous entourent, est ce regard.

La façon dont nous décidons de nous percevoir détermine nos comportements extérieurs.

 

Qui suis je?... Qui sommes nous?... dans Mes Reflexions medium_chat-en-lion

 

…/… suite de la réflexion dans quelques heures, les courses n’attendront pas mes errances philosophiques…. sourires….



Estime de soi 1 : cadeau

Approchez vous…. je vous invite à la grande fête de la confiance en soi, prenez une coupe d’estime, et munisssez vous d’un miroir… prêt… lisez d’abord ce qui suit, cadeau reçu lors de mon errance de la nuit… et que je partage avec vous…. sourire

Estime de soi 1 : cadeau dans Au jour le jour SPT8294

 

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant
  bien haut un billet de 50 Euros.
 
     Il demande aux gens :
 
     « Qui aimerait avoir ce billet ? »
 
     Les mains commencent à se lever, alors il dit :
 
     « Je vais donner ce billet de 50 Euros à l’un d’entre vous mais
  avant laissez-moi faire quelque chose avec. »
 
     Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
 
     « Est-ce que vous voulez toujours ce billet ? »
 
     Les mains continuent à se lever.
 
     « Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. »
 
     Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus,
  l’écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du
  plancher. 
 
     Ensuite il demande :
 
     « Qui veut encore avoir ce billet ? »
 
     Évidemment, les mains continuent de se lever !
 
     « Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce
  que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa
  valeur n’a pas changé, il vaut toujours 50 Euros. »
 
     « Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie
  vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les
  événements.
 
     Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en
  réalité votre valeur n’aura pas changé aux yeux des gens qui
  vous aiment !
  
     La valeur d’une personne ne tient pas à ce que l’on a fait ou
  pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs
  car votre valeur intrinsèque est toujours intacte. »
 
                             oOo
Offert par :http://www.club-positif.com , pour continuer la fête je vous propose de vous projetter sur ce site…. tchin tchin…sourire

Nathalie

 

 



Vivre

( poèmes )

Vivre dans poèmes AF428

Vivre

C’est courir le risque

De se tromper, de se blesser,

Vivre

c’est oser croire

à l’instant

Malgrè ses peurs

Malgrè la douleur

Encore une fois

risquer de se brûler les ailes

Mais se brûler les ailes

C’est demain

C’était hier

Et vivre

C’est aujourd’hui

Nathalie



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